Un arbitre a un sifflet pour signaler les fautes commises sur le terrain et si par essence libre est l'arbitre, il se révèle souvent emprisonné en pratique. Si nos choix sont donc limités, il ne reste qu'une très grande liberté.
"Ma liberté de penser" sifflait Florent avec son petit côté kitsch mais il avait bien raison.
Partant de ce constat, nous avons un mc Libre Penseur - nous allons librement disserter sur son rap et ses prises de positions.
Libre Penseur, c'est mine de rien sept ans de mines cassées à écrire des textes (dès l'âge de 14 ans). Dès 2000 et inspiré par des classiques hard de l'art de rue - tels Arsenik, La Cliqua ou Oxmo -, monsieur prends le mic et ne le lâchera plus jamais.
Premières scènes dès sa quinzième année puis premier maxi Symptôme de l'espoir en 2001. Et ainsi petit à petit, le jeune penseur devient grand. De concerts en concerts, lui son groupe Zéro Pointé obtienne un succès d'estime. Viennent les maquettes jusqu'à son deuxième projet Street Vérité. Et c'est confiant en sa petite notoriété que ses pensées prennent un premier virage. Slam d'abord puis jazz avec le maxi toujours disponible depuis 2007 : Libre Jazzeur et enfin electro avec le dernier Electro'N'Libre.
Assonances sur thèmes classique mais classieux tel "Du mal à comprendre" et l'incompréhension du monde qui nous entoure, punchlines bien placées avec un flow de l'ancienne école tout en volupté avec "Flows & Phases " et même egotripé jusqu'au jeux virtuels sur "Lever le level" ; en deux maxis Libre Penseur nous montre sa complexité de mc, jusqu'à jouer le schizophrène talentueux sur "Malaise Contradictoire".